C’est essentiellement sur le plan environnemental, que le bois a pu faire valoir des atouts qui en ont fait depuis peu LE matériau du développement durable. Le bois est, en effet, un matériau sain, naturel et présente un eco-bilan largement positif.

Les écobilans comparés (Life Cycle Analysis ou LCA) constituent une référence objective pour les prescripteurs et les consommateurs. Ils analysent le matériau depuis sa production jusqu’à sa destruction ou son recyclage. Or, le bois utilisé en structure, en menuiserie, etc. est à chaque fois le plus efficace et se classe aux premiers rangs dans les 13 effets environnementaux étudiés.

 

Un matériau très peu « énergivore »

Les produits bois réduisent le recours aux énergies fossiles en se substituant à d’autres matériaux de construction tels que l’acier, l’aluminium, le béton ou le plastique, dont la production est beaucoup plus coûteuse en énergie.
A titre d’exemple, l‘énergie nécessaire à la production de bois d’œuvre est 6 à 9 fois inférieure que pour produire des briques et 20 fois moindre que pour la production de béton !

 

Des maisons pour stocker le CO2

Alors que les états peinent à respecter les accords pris dans le cadre du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, construire en bois peut s’avérer un choix utile en la matière.

En effet, pour se développer, les arbres fixent le CO2 de l’atmosphère et libèrent de l’oxygène. Or, laissés à la nature, les arbres finissent par être compostés par les micro-organismes et le gaz carbonique stocké lors de la croissance de l’arbre s’en retourne dans l’atmosphère.
En revanche, lorsque le bois est utilisé dans la construction, le CO2 qu’il contient est immobilisé et ne participe plus à l’effet de serre, ce qui permet de rééquilibrer le cycle du carbone car chaque arbre abattu est rapidement remplacé par une jeune pousse.

Selon de récentes estimations, la durée de vie moyenne des produits à base de bois varie de 2 mois (pour les journaux) à 75 ans (pour le bois de structure). Plus la durée d’immobilisation du carbone dans le bois sera longue (comme dans la construction), plus l’environnement en tirera bénéfice.

En France, en tout cas, les pouvoirs publics ont été sensibles aux arguments déployés par les associations de promotion du bois et les résultats de différentes études diligentées sur ce sujet.
Le Parlement français a ainsi voté en 2005, dans le cadre de la loi sur l’air, un article qui prévoit que les constructions neuves doivent impérativement comporter une quantité minimale de matériaux en bois afin d’améliorer la qualité de l’air par le stockage de carbone dans les bâtiments.